En ces terres glacées, chacun n'a que deux souhaits :
Aimer et être aimé.
Le feu de la passion réchauffe l'âme en peine
Qui n'aspire qu'au bonheur, sans tous ces vains amen !
Stratagèmes géniaux pour un but aussi simple !
Tous perdus dans les limbes
Nous dérivons furtivement vers le néant
Engendré par les fous qui le voient malséant.
Le vaisseau de la vie file vers l'au-delà,
- Vers le trépas !
Ses voiles mutilées, insensibles aux bans
Le portent jusqu'aux cieux nus et rosés d'antan ;
L'or en fusion inonde et les corps et les coeurs
- L'or de l'astre vainqueur !
Il coule sur les toiles de lin, sur les cors,
Et sur l'épée d'airain qui a détruit la mort.
- Voici les champs sereins ébauchés par l'artiste !
Adieu, monde si triste !
La vigie des damnés s'enivre du parfum
Dégagé par les roses des jardins divins.
Ici, interdits et façades sont proscrits ;
L'amour seul nous uni !
Bienvenue en ces terres destinées à ceux
Qui ont saisi le vrai dans le cœur du vrai dieu.